Blogue Axel Evigiran

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La dispersion est, dit-on, l'ennemi des choses bien faites. Et quoi ? Dans ce monde de la spécialisation extrême, de l'utilitaire et du mesurable à outrance y aurait-il quelque mal à se perdre dans les labyrinthes de l'esprit dilettante ?


A la vérité, rien n’est plus savoureux que de muser parmi les sables du farniente, sans autre esprit que la propension au butinage, la légèreté sans objet prédéterminé.

Broutilles essentielles. Ratages propices aux heures languides...


11 déc. 2014

République Dominicaine - Le Parc National de l’Est et ses oiseaux ; pélicans bruns, viréos à moustaches, frégate superbe, tortues luth et mille et une autres merveilles de la nature...

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Par Alicia Abdool
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Cette invite au voyage en ces contrées des Grandes Antilles a été rédigée par Alicia Abdool qui a eu la gentillesse de me proposer la publication son billet sur cet espace.


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Situé au sud-est de la République Dominicaine, le Parc National de l’Est est réputé comme étant l’un des meilleurs lieux des caraïbes pour les passionnés d’ornithologie.

Fondé en 1975, ce parc de plus de 700 km2 est notamment bien connu pour ses deux îles (Catalina et Saona), mais l’ensemble de la péninsule est recouverte d’une forêt subtropicale. La géologie du parc, avec de nombreuses falaises de calcaire sculptées par les changements du niveau de la mer sur des millions d’années, avantagent les oiseaux marins qui se nichent là aux bords des mers chaudes et riches en poissons des caraïbes. 

Nous listons ici les oiseaux les plus spectaculaires parmi les 114 espèces d’oiseaux  à regarder dans ce parc.

Pélican brun
Vous pourrez admirer les pélicans bruns tout le long du parc de l’est, souvent perchés sur des affleurements rocheux et dans les mangroves. 

Ces pélicans se groupent le long du littoral du parc, et vous ne pourrez pas les louper car ils pêchent constamment de l’aube au crépuscule.

Ces pélicans ont une grande envergure et peuvent planer sur de longues périodes, avant de s’abattre subitement sur des bancs de poissons d’une hauteur de 30 mètres ! 

La saison des amours est en novembre, date à laquelle leur sac gulaire se teinte de vert et de rouge. 

Frégate superbe
Le Parc National de l’Est accueille la plus grande famille de frégates dans l'ensemble des Caraïbes, sur la baie Bahía de las Calderas. 

Les frégates du parc national de l’est ont une largeur qui va jusqu’à un mètre, et peuvent être contemplés autour de la baie. 

Dans le Parc National de l’Est, vous pourrez retrouver  plus d’une vingtaine d’espèces d’oiseaux endémiques.

Parmi ces espèces endémiques, les deux espèces les plus appréciées sont le viréo d’Hispaniola (vireo nanus) et le perroquet d’Hispaniola (psittacara chloropterus). Le viréo à moustaches (Vireo altiloquus) se trouve aussi dans le parc.

Sans s’approcher de l’intérieur des terres du parc, on trouve de nombreux oiseaux comme des colibris aux alentours des arbres en fleurs ou bien des hérons, ces derniers étant très présents dans la rivière Chavon à l’ouest du parc en lui-même.


Autres espèces 

Tortue Luth
L’ornithologie est l’un des attraits principaux du parc, mais une partie des touristes se rendent aussi au parc pour observer deux autres types d’espèces: les tortues et les dauphins.

L’ile de Saona dans le Parc National de l’Est est le plus grand site de ponte pour les tortues de mer de la République Dominicaine. Menacées pendant longtemps par une récolte abusive des œufs, les tortues sont maintenant sous protection par les efforts des habitants du seul village de l’ile, Mano Juan. Les habitants de ce village bénéficient financièrement du nombre croissant de touristes visitant l’ile pour voir la ponte annuelle des tortues.

La plupart de la ponte se fait de nuit entre Mars à Novembre. Il y a deux types de tortues : les tortues imbriquées et les tortues luths.

Deux espèces de dauphins se rendent régulièrement au large de Sanoa : les grands dauphins et les dauphins tachetés. On peut compter a peu près plus de 100 dauphins dans les environs du parc.

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Informations pratiques

Les touristes peuvent accéder au parc en prenant par exemple le bateau depuis Bayahibe, situé à l’extrémité Ouest du parc.

Il est conseillé de regarder les avisd’hôtels pour éviter toute déception durant votre voyage.
Pour ceux qui auraient du temps de libre pour visiter le reste de la République Dominicaine, on peut proposer d’autres lieux connus pour l’ornithologie dans ce pays, comme la Sierra de Bahoruco, la réserve scientifique Ebano Verde ou bien encore le Parc National Jaragua.



Pour plus d’informations sur la République Dominicaine, n’hésitez pas à contacter l’office dutourisme. En cas d’urgence, l’ambassade de France est à Saint Domingue.

4 commentaires:

  1. Cette passion pour les voyages et les oiseaux (cette aspiration à la liberté) ça donne du sens, non ?

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  2. Bonjour Carole,

    En liminaire je reprécise au cas où, que ce dernier billet n’est pas de moi, mais d’Alicia Abdool. : )

    Sinon, sur la question, la réponse est sans doute affirmative. Sur les voyages j’ai un sentiment ambivalent ; partagé en les délices de la découverte et le fait d’être conscient de ma tendance à idéaliser ces ailleurs. Je pense souvent à cette phrase tirée d’une chanson ou l’on disait qu’il semblait que « la misère serait moins pénible au soleil ». Longtemps je fus assez nettement en faveur de cette idée. Aujourd’hui je trouve l’emploi du conditionnel fort bienvenu. Et fond, je me rends compte que ce qui compte ne sont pas tant les voyages que la personne avec qui on les partagera.

    Pour les oiseaux oui, ce sont là des compagnons de toujours ; merveilleux et pas compliqués à vivre…Je n’ai pas loin à aller d’ordinaire pour m’immiscer en leur compagnie… Et s’il m’arrive de voyager j’ai toujours cette envie de m’égarer parmi eux. Mais je n’ai jamais encore croisé véritablement de perroquets dans leur jungle ; c’est là l’un de mes rêves… Il n’est pas certain qu’il se réalise un jour.

    En vous souhaitant chère Carole un fort bon dimanche.
    Amicalement

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  3. Ah ! les perroquets !!!
    Dans la banlieue parisienne, il y a, dans un parc près de chez moi, une colonie de petits perroquets verts : c'est incroyable ! je ne sais pas de quelle espèce ils sont, ni comment ils ont atterri ici.
    Sinon, j'en connais un personnellement ;) : un amazone. c'est un animal fascinant, un compagnon espiègle et affectueux. Mais les oiseaux en captivité me font toujours de la peine. Même si celui-ci est tombé dans une bonne maison où il a de la place et où on le traite avec beaucoup de respect.

    Bonne semaine à vous.

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    1. Ce qu’il y a près de chez vous, Carole, ce sont des perruches à collier ; un oiseau très beau, mais dans les faits un véritable fléau...

      http://biologie.ens-lyon.fr/ressources/Biodiversite/Documents/image-de-la-semaine/2011/semaine-35-29-08-2011/

      C’est là que l’on se rend compte de la fragilité des équilibres.

      En vous souhaitant de passer une très belle journée
      Amicalement

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