Blogue Axel Evigiran

Blogue Axel Evigiran
La dispersion est, dit-on, l'ennemi des choses bien faites. Et quoi ? Dans ce monde de la spécialisation extrême, de l'utilitaire et du mesurable à outrance y aurait-il quelque mal à se perdre dans les labyrinthes de l'esprit dilettante ?


A la vérité, rien n’est plus savoureux que de muser parmi les sables du farniente, sans autre esprit que la propension au butinage, la légèreté sans objet prédéterminé.

Broutilles essentielles. Ratages propices aux heures languides...


28 oct. 2019

Les oiseaux de Nieuport : du bécasseau variable au pluvier argenté…

Limicoles sur la jetée de Nieuport (photo par Axel)

Par un samedi ensoleillé, tandis qu’octobre s’épuise, se rendre du côté de la jetée de Nieuport…
Là parmi les oiseaux qui, rassemblés à marée haute sur une mince langue de pierre tapissées d’algues, se reposent et s’ébrouent, cernés par les vagues…
Ils sont plusieurs centaines, serrés les uns contre les autres. Une cohorte de bécasseaux variables, parmi lesquels circulent quelques Tournepierres à collier.
Passe un vol de Grand Gravelot, tandis que pas très loin sur le sable Grand cormorans et Goélands argentés immatures attendent le reflux….

Bécasseau variable (photo par Axel)
Tournepierre à collier (photo par Axel)
Grands gravelots en vol (avec quelques bécasseaux variables) - photo par Axel
Bécasseau variable et son reflet (photo par Axel)
Grand cormoran (photo par Axel)
Goéland argenté immature (Photo par Axel)
En retrait dans les terres, du côté des vasières déambulent moult limicoles… Des courlis cendrés, assez nombreux. Ils se partagent l’espace avec les huitriers pies. Parmi eux, en petits contingents s’activent les bécasseaux maubèches ou les pluviers argentés.
Des tadornes aussi. Des bernaches du Canada évidement et, plus loin, masqué dans les herbes une poignée de bernaches cravants – sans compter les nombreuses sarcelles d’hiver, accompagnées de quelques canards pilets et siffleurs.

Courlis cendré (photo par Axel)
Bécasseaux maubèches (photo par Axel)
Pluviers argentés (photo par Axel)
Courlis cendré (photo par Axel)
Les passereaux ne sont pas en reste. Avec les prairies hantées de bruants des roseaux, tariers pâtres et autres pipits farlouse. Sans compter ce vol, juste au-dessus de nos têtes, de panures à moustaches…

trilogie de pipits farlouses (photo par Axel)
Pipit farlouse (photo par Axel)
Et puis, enfin, l’espèce rare. En l’occurrence un grèbe esclavon, batifolant tranquille dans les eaux poissonneuses avec le détachement élégant des personnages de qualité.
Ce ne seront pas moins de 40 espèces, dont les yeux ravis du promeneur s’empareront le temps de ce périple en terre de Belgique. Quelques-unes de ces apparitions fixées par un objectif…

Grèbe esclavon
Enfin une grappe de champignons poussés face à la mer, en surplomb des Pays-Bas, pas très loin…  Le regard stupéfait d’un phoque passant par là.

Champignons face à la mer (photo par Axel)
Phoque en promenade à Nieuport (photo par Axel)


8 sept. 2019

Interlude - Street Art dans les rues de Sète

 


Il fut un temps chronophage ; mangeant parfois tout l’espace… Bien sûr le plaisir d’écrire et partager ici un peu de ses appétences. Suintait alors certainement aussi une certaine forme, si ce n’est d’aliénation, le mot serait trop fort, du moins de presque nécessité. Le rituel du presque billet hebdomadaire…
Mais les époques mentales changent. D’autres envies redessinent nos paysages ; esquissées parfois sur la pointe des pieds, délicates ou impérieuses. Selon.
Et puis la vie. Toujours à nous surprendre !

Reste un attachement fugace à ces pages – mais en pointillé désormais.

Aussi se contenter de la griserie à parcourir les rue de Sète, en quête de ce que certains appellent des graffitis, et d’autres du « street art ». Sète, musée à ciel ouvert disent les invites à se perdre sur les pentes de la cité occitane.

Quelques photographies…



















31 août 2019

L’almanach des voyageurs


Lisant au jardin L’Almanach des Voyageurs, un livre tout en délicatesse…

Le principe : un écrivain voyageur contemporain écrit à un « grand ancien » l’ayant inspiré. En découle une série de lettres imaginaires, incarnées par l’encre inégale de l’inspiration. Voyages en pensées et renouvelés dans le réel d’aujourd’hui ou presque – Concrets en somme !

Périple avec néanmoins ses points aveugles…

Car ces pérégrinations conduisent, de fil en aiguille, à ce point final de qui s’adresse non pas aux pieds poudreux ou caravaniers aux os blanchis depuis des lustres, mais à cet hypothétique descendant du siècle venir… C’est un recueil pourtant sorti en 2012 – ce qui n’est pas si loin… Quelle inconscience !

« Je prends des avions. Je me réjouis de cette commodité, aucun pays ne se trouve à plus d’une journée de vol »… Misère du monde moderne, comme il va ! Un peu plus loin, dans la même veine : « Quand on fait partie des classes moyennes globalisées, voyager est donc un jeu d’enfant. Un passeport, un avion, une carte de crédit et le monde est ouvert. Il suffit d’avoir envie. (…) J’ai pris l’avion avant mes parents. Ils partaient bien en vacances, mais jamais loin de leur base. Jusqu’au jour où j’ai converti ma mère au charme du lointain »…. Double misère ! 2012, donc hier et pas la moindre conscience écologique !

Le mal du siècle ; ces gens innombrables, aventuriers minuscules armés de leur bonne conscience, prenant l’avion comme on va au travail !

Empreinte C02 de dinosaure… Ces maîtres, comme on sait, du monde passé !

Ciel en déroute.... (photo par Axel)