Blogue Axel Evigiran

Blogue Axel Evigiran
La dispersion est, dit-on, l'ennemi des choses bien faites. Et quoi ? Dans ce monde de la spécialisation extrême, de l'utilitaire et du mesurable à outrance y aurait-il quelque mal à se perdre dans les labyrinthes de l'esprit dilettante ?


A la vérité, rien n’est plus savoureux que de muser parmi les sables du farniente, sans autre esprit que la propension au butinage, la légèreté sans objet prédéterminé.

Broutilles essentielles. Ratages propices aux heures languides...


8 nov. 2019

Street art, du musée des Beaux-arts de Calais aux blockhaus de Blériot-Plage

Devant une oeuvre d'Ernest Pignon Ernest (photo par Axel)

Que le genre « Street art » puisse se retrouver muséifié, voilà qui relève peut-être du paradoxe… Mais il n’est pas d’idéologie à avoir en la matière… Et si rien ne remplace les pérégrinations urbaines pour découvrir, à l’encoignure d’un mur, les saillies d’une performance picturale, un mélange improbable de couleurs ou de personnages – messages subliminaux ou explicites -, rien n’empêche d’aller faire courir ses semelles en des espaces plus policés …

Street Art au musée de Calais (photo par Axel)

Street Art au musée de Calais (photo par Axel)

Street Art au musée de Calais (photo par Axel)

Street Art au musée de Calais (photo par Axel)
Et à Calais, là ou traîne le Dragon mythique, il fut recommandé en ce jour dévolu aux défunts de toujours, de se perdre en certaines allées, non pas comme à Sète d’un musée à ciel ouvert, mais en cet espace clos dédié aux fantaisies de l’instant : y respirer des atmosphères particulières ; celle par exemple d’une « conquête urbaine » qui n’a pas un siècle ; y savourer sans mesure les fruits présentés. Y batifoler et muser jusqu’à plus soif… Se montrer facétieux aussi, jouant du sobriquet et de l’image sur fond de bleu.

Street Art au musée de Calais (photo par Axel)

Street Art au musée de Calais (photo par Axel)
Dans la tempête... (photo par Axel)
Puis, de là, filer dans la bourrasque… Avec la mer démontée, le sable soulevé par le vent, et qui  cingle sans états-d’ âme le visage de ces amoureux avalant les cieux – perforés de pluie, mais heureux … Persévérer et rire avec les goélands, regards obliques posés par intermittence sur des grappes de bécasseaux sanderling, billes blanches confondus avec l’écume… Et filer seuls au monde du côté de quelques navires de béton échoués sur la plage de Blériot. Vestiges d’époques sanglantes, fichés dans les dunes, droits ou de travers, abimés par les ans ; désormais investis de couleurs et d’histoires – une histoire toujours renouvelée. Main dans la main ; y saisir la vie à pleine bouche et se croire éternel, ne serait-ce qu’une fraction de seconde.

Les blockhaus de Blériot-Plage (photo par Axel)
Les blockhaus de Blériot-Plage (photo par Axel)
Les blockhaus de Blériot-Plage (photo par Bella Dona)

Les blockhaus de Blériot-Plage (photo par Axel)

Les blockhaus de Blériot-Plage (photo par Axel)


Le bonheur c’est peut-être ça !

28 oct. 2019

Les oiseaux de Nieuport : du bécasseau variable au pluvier argenté…

Limicoles sur la jetée de Nieuport (photo par Axel)

Par un samedi ensoleillé, tandis qu’octobre s’épuise, se rendre du côté de la jetée de Nieuport…
Là parmi les oiseaux qui, rassemblés à marée haute sur une mince langue de pierre tapissées d’algues, se reposent et s’ébrouent, cernés par les vagues…
Ils sont plusieurs centaines, serrés les uns contre les autres. Une cohorte de bécasseaux variables, parmi lesquels circulent quelques Tournepierres à collier.
Passe un vol de Grand Gravelot, tandis que pas très loin sur le sable Grand cormorans et Goélands argentés immatures attendent le reflux….

Bécasseau variable (photo par Axel)
Tournepierre à collier (photo par Axel)
Grands gravelots en vol (avec quelques bécasseaux variables) - photo par Axel
Bécasseau variable et son reflet (photo par Axel)
Grand cormoran (photo par Axel)
Goéland argenté immature (Photo par Axel)
En retrait dans les terres, du côté des vasières déambulent moult limicoles… Des courlis cendrés, assez nombreux. Ils se partagent l’espace avec les huitriers pies. Parmi eux, en petits contingents s’activent les bécasseaux maubèches ou les pluviers argentés.
Des tadornes aussi. Des bernaches du Canada évidement et, plus loin, masqué dans les herbes une poignée de bernaches cravants – sans compter les nombreuses sarcelles d’hiver, accompagnées de quelques canards pilets et siffleurs.

Courlis cendré (photo par Axel)
Bécasseaux maubèches (photo par Axel)
Pluviers argentés (photo par Axel)
Courlis cendré (photo par Axel)
Les passereaux ne sont pas en reste. Avec les prairies hantées de bruants des roseaux, tariers pâtres et autres pipits farlouse. Sans compter ce vol, juste au-dessus de nos têtes, de panures à moustaches…

trilogie de pipits farlouses (photo par Axel)
Pipit farlouse (photo par Axel)
Et puis, enfin, l’espèce rare. En l’occurrence un grèbe esclavon, batifolant tranquille dans les eaux poissonneuses avec le détachement élégant des personnages de qualité.
Ce ne seront pas moins de 40 espèces, dont les yeux ravis du promeneur s’empareront le temps de ce périple en terre de Belgique. Quelques-unes de ces apparitions fixées par un objectif…

Grèbe esclavon
Enfin une grappe de champignons poussés face à la mer, en surplomb des Pays-Bas, pas très loin…  Le regard stupéfait d’un phoque passant par là.

Champignons face à la mer (photo par Axel)
Phoque en promenade à Nieuport (photo par Axel)


8 sept. 2019

Interlude - Street Art dans les rues de Sète

 


Il fut un temps chronophage ; mangeant parfois tout l’espace… Bien sûr le plaisir d’écrire et partager ici un peu de ses appétences. Suintait alors certainement aussi une certaine forme, si ce n’est d’aliénation, le mot serait trop fort, du moins de presque nécessité. Le rituel du presque billet hebdomadaire…
Mais les époques mentales changent. D’autres envies redessinent nos paysages ; esquissées parfois sur la pointe des pieds, délicates ou impérieuses. Selon.
Et puis la vie. Toujours à nous surprendre !

Reste un attachement fugace à ces pages – mais en pointillé désormais.

Aussi se contenter de la griserie à parcourir les rue de Sète, en quête de ce que certains appellent des graffitis, et d’autres du « street art ». Sète, musée à ciel ouvert disent les invites à se perdre sur les pentes de la cité occitane.

Quelques photographies…