Blogue Axel Evigiran

Blogue Axel Evigiran
La dispersion est, dit-on, l'ennemi des choses bien faites. Et quoi ? Dans ce monde de la spécialisation extrême, de l'utilitaire et du mesurable à outrance y aurait-il quelque mal à se perdre dans les labyrinthes de l'esprit dilettante ?


A la vérité, rien n’est plus savoureux que de muser parmi les sables du farniente, sans autre esprit que la propension au butinage, la légèreté sans objet prédéterminé.

Broutilles essentielles. Ratages propices aux heures languides...


21 sept. 2015

Des robes de bal métalliques aux « Fous volants » - Hazebrouck ville ouverte

Passage dilettante par jour de soleil sous le ciel d’Hazebrouck… Et découvrir au détour d’une place encombrée de saveurs quelques œuvres d’un artiste métallier ; des robes de bal, aux plis acérés, aux miroirs échevelés… Reflets et fantasmagorie de l’acier. 

Marie-Anne - Walter Polaert 
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Marinëva - Walter Polaert
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Marie-Anne - Walter Polaert
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Marie-Ange dans le miroir... - Walter Polaert
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Aiko fukushima - Walter Polaert
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Premier bal - Walter Polaert
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Autoportrait bancal de votre serviteur...

Le photographe conservera pour lui seul les images de la princesse en robe bleue, et celle où elle arbore la vêture pirate avec lacets...
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LIENS

Walter Polaert
Dans la presse...

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AQUA :  Bas relief sur le thème de la mer - Walter Polaert
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Puis, au jour à peine déclinant, après une Tripel Karmeliet ou une glace, saluons la ronde de ces fous volants biscornus aux joues gonflées de musique.


Fous volants (compagnie Remue-Ménage)
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Un jour de délice porté par la chaleur des cœurs embrassés.
Puis la nuit, emportée sous ailes de Xochiquetzal, et son cortège d’oiseaux et de papillons… 


16 sept. 2015

Paul Watson : un Eco-pirate (Légitimité contre légalité ?) - Sea Shepherd

Billet initial du 3 juillet 2013
(Billet initial supprimé de la plateforme overblog, infestée désormais de publicité)
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Dans le recueil des « Grands textes fondateurs de l’écologie » se trouve un petit extrait tiré d’un livre de Lamya Esselali, intitulé : « Capitaine Paul Watson : entretien avec un pirate », sorti en 2012 chez Glénat. 

Dans la lignée la désobéissance civile, initiée par Thoreau, tout à rebours de la non-violence prônée par certains (qui se traduit aujourd’hui d’ordinaire par la signature d’inutiles pétitions – hormis se donner bonne conscience à peu de frais), se pose ici la question de la légitimité des actions musclées en faveur d’une cause à laquelle on croie. Vaste débat auquel l’extrait reproduit ci-dessous ne prétend pas répondre. Mais le point de vue de Paul Watson s’avère très intéressant – et sa méthode efficace. 
Ici, nous ne sommes pas dans le monde des bisounours.  

« Ceux qui trouvent les actions de Sea Shepherd violentes ou trop polémiques présentent souvent l’éducation comme la solution la plus adéquate pour résoudre les problèmes environnementaux et nous reprochent de ne pas nous focaliser sur la sensibilisation plutôt que sur l’intervention directe.
En 1979, nous avons traqué le baleinier pirate Sierra. Tous les moyens ‘traditionnels’ de l’empêcher de nuire avaient été essayés par différentes organisations au cours des cinq années précédentes, sans succès. Tout le monde était d’accord sur le fait qu’il fallait stopper ce bateau, mais personne n’y parvenait.
Je l’ai repéré le long de la côte portugaise, nous l’avons éperonné deux fois et puis nous l’avons coulé dans le port de Lisbonne. Nous n’avons blessé personne au cours de l’action, mais nous avons mis un terme à la carrière de ce célèbre baleinier pirate, une fois pour toute.
Quand on me dit que nous devrions plutôt éduquer les gens au lieu de faire ce genre de choses, je réponds que couler le Sierra était un projet éducatif.
Le harponneur du Sierra, Knut Hustredt, était norvégien, et il a fait une apparition sur la chaîne de télévision NBC deux ans plus tard lors d’une interview avec Priscilia Presley. Elle lui a demandé ce qu’il pensait de ceux qui avaient détruit son navire. Il a répondu : « Eh bien, à dire vrai, c’était le seul moyen de nous arrêter ». Et elle lui a dit : « Mais que pensez-vous de ces éco-terroristes qui vous ont privé de votre gagne-pain ? » Il a répliqué : « Vous savez, je n’avais jamais vraiment pensé aux baleines avant ça. Pour moi, elles n’étaient que de gros poissons, c’était tout. Mais quand j’ai vu que des gens étaient prêts à aller aussi loin, à risquer leur vie pour les sauver, j’ai commencé à réfléchir à ce que je faisais. Aujourd’hui, je sais que je ne tuerai jamais plus de baleines, et si Sea Shepherd veut bien de moi en tant que membre d’équipage, je suis prêt à embarquer avec eux ».
Je peux éduquer 450 millions d’Américains afin qu’ils ne tuent pas les baleines, sachant qu’ils ne les auraient de toute façon pas tuées. Mais je pense qu’obtenir d’un harponneur norvégien qu’il pose son harpon est une réussite éducative bien plus satisfaisante.

Même si la majorité des japonais étaient opposés à la chasse baleinière, cela n’y mettrait pas nécessairement un terme. La majorité des canadiens sont contre la chasse au phoque, et pourtant la chasse a continuée (et continue aujourd’hui dans une très moindre mesure). Je pense que les gouvernements se fichent royalement de ce que pense le peuple – seuls comptent les intérêts des corporations.
Nous avons donc décidé de jouer sur les deux seuls ressorts qu’ils comprennent : perte et profit. Le seul langage qui leur parle est le langage économique, tout se résume à cela, l’économie est la clé. 
Je ne pense pas que les braconniers soient sensibles aux arguments de conservation ou éthiques. L’argent est leur seul moteur. Nous nous efforçons donc de les couler économiquement. De temps en temps, un baleinier est coulé en Norvège. Pourquoi ? Pour maintenir leurs assurances à des montants exorbitants – le seul moyen de les arrêter est de les faire payer. Couler des baleiniers à quai les contraints à contracter une assurance de guerre dont le montant est trois mille fois supérieur à une assurance classique, nous les obligeons aussi à renforcer la sécurité, nous rendons l’ensemble du business de la chasse à la baleine beaucoup moins lucratif. 


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Nous actions en Antarctique ont coûté à l’industrie baleinière japonaise des dizaines de millions de dollars, et s’ils n’avaient pas profité de fonds normalement destinés aux victimes du tsunami de mars 2011, ils n’auraient sans doute pas pu repartir après l’échec retentissant de leur dernière campagne de chasse. 
En les pourchassant et en bloquant leurs opérations (….) nous les amenons méthodiquement à la faillite car c’est la seule chose qui les arrêtera. Aucune banderole, aucune pétition, aucune manifestation ne fera taire les harpons explosifs. »


9 sept. 2015

Pierre-Henri Gouyon - OGM et biodiversité

Pierre-Herin Gouyon
Dans cet extrait, tiré d’une conférence (découpée en treize parties toutes disponibles sur la toile – les premières sont d’une qualité sonore un peu faible) donnée à « L’espace Ethique » l’an dernier, Pierre-Henri Gouyon évoque le problème des OGM, en particulier de la dissémination des pollens et des graines, de la pollution et contamination que cela engendre sur les cultures non OGM – avec, entre autres problèmes, la perte de biodiversité que cela implique. 
PH-G explique également - et surtout – dans ce passage, les enjeux politiques des stratégies développées par les agro-firmes fabricant des semences brevetées, telles Monsanto, pour s’accaparer les ressources alimentaires mondiales.

Si sur le fond rien de neuf n’est dit sur ce sujet, il n’en demeure pas moins crucial de diffuser le plus largement possible l’information et de la marteler :

« Le but de ces entreprises c’est de s’approprier les ressources génétiques de la planète (…) Toute l’histoire des OGM c’est d’abord l’histoire d’une guerre des semences. Le problème est : qui va posséder c’est trucs là qui sont à la base de toute la nourriture de toute l’humanité. vous imaginez un peu l’enjeu ? »  
(8.55)

Pierre-Henri, rappelons-le, est un excellent passeur – à écouter sans modération…



Pierre-Henri Gouyon, biologiste, est entre autre professeur au Muséum national d'histoire naturelle de Paris et à Science Po Paris, membre du Comité d'éthique de l'Inserm.
Il est également membre du club de Sciences publiques, excellente émission sur France culture.