Blogue Axel Evigiran

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La dispersion est, dit-on, l'ennemi des choses bien faites. Et quoi ? Dans ce monde de la spécialisation extrême, de l'utilitaire et du mesurable à outrance y aurait-il quelque mal à se perdre dans les labyrinthes de l'esprit dilettante ?


A la vérité, rien n’est plus savoureux que de muser parmi les sables du farniente, sans autre esprit que la propension au butinage, la légèreté sans objet prédéterminé.

Broutilles essentielles. Ratages propices aux heures languides...


26 nov. 2016

Du prix Bristol des Lumières 2016


Les délibérations du prix Bristol des Lumières... par franceculture

Francis Wolff vient de remporter le prix Bristol des Lumières. J’aime à suivre, en direct dans Du grain à moudre, la délibération du jury. Mais là je tombe de ma chaise ! Alors qu’il se trouve en lice avec les essais de Yannick Blanc Dans l’homme tout est bon, et celui de Paul Jorion Le dernier qui s’en va éteint la lumière c’est au final un concept particulier de l’amour qui gagne. 

Est-ce là les Lumières ? Les Lumières falotes de Christophe Barbier sans doute. L’honneur dans les débats aura été néanmoins sauvé par Aude Lancelin, Sandrine Treiner (qui ne vote pas), Géraldine Mulhlmann et François de Closets. Alexandre Lacroix quant à lui préfère Wolff au motif affiché que ce dernier a « la politesse de la brièveté », un livre par ailleurs dont il nous dit qu’il est truffé de citations, laissant deviner la réduction de sa substantifique moelle à peau de chagrin (triptyque amitié / désir / passion - qui ne marche d'ailleurs pas). 
Jacques Attali enfin, droit dans son rôle de président du jury, a trouvé évidement les trois livres formidables. Mais optera au final pour Wolff, car c’est le seul ouvrage « positif » de la sélection…  

Résumons : Blanc et Jorion proposent des livres qui dérangent nos routines, actuels, inquiétants, Wolff nous endors et nous rassure. 
C’est le sommeil qui a gagné[1]…  





[1] Il arrive en tête un peu à la manière du lauréat du premier tour des élections présidentielles. Par la mise en compétition contre lui de deux livres proches dans leur démarches et leurs objets (il obtient 3 voix contre deux à chacun de ses compétiteurs). Ces délibérations auront eu le mérite de me donner au moins l'envie de lire Yannick Blanc, admirablement défendu par Géraldine Muhlmann.

2 commentaires:

  1. Bien sûr que le lecteur parfait anéantit le texte : j'ai suivi la même délibération que vous Axel : bientôt je lirai le même livre que vous ( et si j’anéantis le texte alors cela sera parfait). Dans sa dernière vidéo (avec les arbres derrières et le petit ruisseau) tout à fin PJ rit en hésitant sur une citation sur la mort : vous avez vu ça. Opuscule navrant de Blaise de l'Orée anéantit le texte : c'est mon Prix de tous les jours exactement comme "Le dernier qui s'en va...".
    Le prochain livre de PJ s'appellera "Qui étions-nous ?"

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  2. Désolé, je n'ai vu ce commentaire que récemment -il était resté dans ceux à valider et n'avais pas eu d'alerte...
    J'ai lu depuis lors "Dans l'homme tout est bon", le trouvant sur la toile... J'ai sourit, puis je me suis lassé de ce style un peu "téléphoné".

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