Blogue Axel Evigiran

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La dispersion est, dit-on, l'ennemi des choses bien faites. Et quoi ? Dans ce monde de la spécialisation extrême, de l'utilitaire et du mesurable à outrance y aurait-il quelque mal à se perdre dans les labyrinthes de l'esprit dilettante ?


A la vérité, rien n’est plus savoureux que de muser parmi les sables du farniente, sans autre esprit que la propension au butinage, la légèreté sans objet prédéterminé.

Broutilles essentielles. Ratages propices aux heures languides...


31 janv. 2015

Aurélien Barrau : De notre capacité à penser la tension entre finitude et infinité

Aurélien Barrau : De notre capacité à penser la tension entre finitude et infinité



J’aime que l’on puisse, dans un livre traitant de cosmologie, terminer un chapitre consacré à l’espace par ces mots :

 « Une croissance exponentielle de l’utilisation des ressources dans un monde fini ne peut pas durer indéfiniment. C’est un fait scientifique que même un économiste néolibéral ne peut – ou ne devrait pouvoir – ignorer. Il est aujourd’hui indéniable que les activités humaines entraineront d’ici une trentaine d’années une extinction faramineuse et sans équivalent dans sa célérité, d’environ 30% des espèces. Les effets climatiques induits par nos émissions de gaz à effet de serre sont tellement immenses que même en interrompant maintenant strictement toute activité, la température du globe continuerait d’augmenter pendant plus de deux cent ans. Un drame sans précédent dans notre histoire se joue en ce moment. Une crise totale à l’échelle planétaire. Une crise irréparable dans l’étendue de son saccage. Nous en sommes informés et convaincus mais nous n’en tenons pas compte. Cette indifférence sidérante à l’égard de notre descendance – et, au-delà – de l’ensemble des vivants –pose des questions immenses quant à notre capacité à penser la tension entre finitude et infinité, entre grandeur et déchéance, entre éternité rêvée et suicide commis » 

Aurélien Barrau, Des univers multiples. A l’aube d’une nouvelle cosmologie
(Pp 25 – 26)
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L’art essentiel de l’écart.


Une évidence d’évidence assez mal partagée. Ainsi telle personnalité médiatique, atteinte d’écophobia au dernier stade, ulcérée que l’on puisse primer un livre sur l’épreuve des limites (Une question de taille, Olivier Rey).

« L’idée qu’un développement illimitée est impossible parce que les ressources sont limitées est une idée absurde. Je pense que c’est une erreur totale ! »


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