Blogue Axel Evigiran

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La dispersion est, dit-on, l'ennemi des choses bien faites. Et quoi ? Dans ce monde de la spécialisation extrême, de l'utilitaire et du mesurable à outrance y aurait-il quelque mal à se perdre dans les labyrinthes de l'esprit dilettante ?


A la vérité, rien n’est plus savoureux que de muser parmi les sables du farniente, sans autre esprit que la propension au butinage, la légèreté sans objet prédéterminé.

Broutilles essentielles. Ratages propices aux heures languides...


23 oct. 2014

Vague à l'âme, dans un marécage... Ondes de solitude. Le rouge-gorge et le promeneur.

A la fin octobre, l'an passé, je déambulais en ces lieux où le glauque des étangs se métamorphose en miroirs d'automne...
C'était alors un samedi après-midi , sous grand soleil, et j'étais avec ma fille.


J'y suis retourné dimanche dernier, le matin, seul. Le soleil était là - encore pale - J'avais pris mon appareil photo ainsi qu'un petit carnet de notes, qui me sert habituellement à noter les espèces d'oiseaux rencontrées... Je m'en suis servi pour inscrire ce qui me venait en tête, sans le soucis de la cohérence.
Un état d'esprit, comme un cliché ; reflet d'un instant mort à peine couché à la volée sur le papier.
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Dans le bleu d’un ciel d’octobre
Entre le blanc des mouettes
Et le noir corbeau.

L’eau qui attriste et réconforte à la fois…

Comme l’onde de nos solitudes,
A peine troublée par le passage d’un passereau.
Ces bancs vides – jadis en liesse.
Un autre monde, un autre temps.
Ces temps révolus des instants de félicité ;
Egarés dans un iris que fermait une paupière aimée…

Et l’oiseau suspendu parmi les feuilles expirées
Ne sait rien encore de demain…


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Pluie de feuilles…
D’un retournement l’autre
Ces souches échouées
Moignons épars
Rien qui ne doive durer !

Mouettes, hérons et bécassines....
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Le silence des sens
Néant inconcevable.
Le silence des cœurs
Langueur inconsolable. 



L’oiseau au poitrail cramoisi
Comme un augure…
A son dernier chant
Vais-je donc si mal ?...

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Pelotes de mousse
Ephémère tricot
Accroché à mon chandail…


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Comme un aveugle. 


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Quelques autres photographies, ce jour là.
Souvenirs et décombres éphémères...






2 commentaires:

  1. On pourrait se noyer, à son aise, dans le marais de la dernière image...

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  2. Cette photographie est accidentelle... Un défaut de réglage heureux en quelque sorte ; visant l'onde pour attraper les branchages...
    La meilleure de toute cette série selon mon goût.

    En te remerciant de ce mot.
    Très bon début de weekend :)

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